"Toute notre vie culturelle, nos actions, nos pensées, nos sentiments sont enracinés dans la substance spirituelle de l'Occident; c'est à dire dans cet esprit qui a pris naissance dans l'Antiquité; qui, dès l'abord a engendré l'art, la poésie, la philosophie grecs; qui, ensuite, à travers le Christianisme et la fondation de l'Eglise, a subi sa grande évolution [...]. Par conséquent, dans chaque domaine de la vie moderne, dès que nous allons au fond des choses d'un point de vue soit systématique, soit historique, soit philosophique, toujours nous rencontrons ces structures spirituelles qui ont pris naissance dans l'Antiquité et dans le Christianisme"
Il est réconfortant de lire une telle profession de foi non sous la plume d'un moraliste, d'un propagandiste ou d'un "traditionaliste" (horresco referens !) mais sous celle d'un des plus grands physiciens du XXème siècle, fondateur de la physique quantique, prix Nobel 1932. Ce qui prouve que les grands esprits, par delà les époques, les systèmes, les disciplines savent reconnaître la dette spirituelle que nous, Occidentaux et Européens, avons contracté - pour notre plus grand bénéfice - envers cette civilisation européenne qui nous a fait ce que nous sommes et que notre im-monde moderne (l'expression est du Pr Jean-François Mattéi) : politique, culturel, universitaire, médiatique, dans sa très grande majorité, s'active à souiller, profaner, apostasier. Et pour la remplacer par quoi ? Une "pensée unique" aplatie, avachie, indifférenciée où les repères de l'intelligence, même les plus évidents, les plus naturels, s'effacent les uns après les autres et sont remplacés par les mots d'ordre et les slogans de cette "barbarie" moderne dont les deux bras armés sont une technique de plus en plus totalitaire et déshumanisante d'un côté, la quête effrénée à la consommation et les plaisirs "sans tabou" de l'autre ! Comment avons nous pu oublier et trahir à ce point ces "racines spirituelles" dont nous parle Heisenberg ?LSM
Facho
Enchanté ! moi c'est Louis
Je comprends la réponse elliptique de ce lecteur .
Il est à remarquer ,au fil des articles , que l'auteur de ces lieux ne prend que références douteuses sinon scabreuses pour démontrer sa foi en cette glorieuse civilisation qui nous a amenés là où nous sommes . Ainsi vont les fins de règne et celle du chrétien touche à son achèvement .
Nous vous souhaitons une bonne , sainte et consciencieuse querelle .
"Douteux" "scabreux" vous avez oublié "nauséabond". Notre police de la pensée - celle qui défend les déviations de toutes sortes et conspue les morales traditionnelles - a inventé toute une série de ce qu'un sociologue contemporain appelle les "mots virus": ceux qu'on vous envoie comme des grenades "anti-personnel" pour vous déstabiliser, vous réduire au silence et éviter le débat sur le fond en vous décridibilisant. Douteux, scabreux (un comble, quand on lit mes articles...) et nauséabond en font partie. Je vous recommande de ne pas oublier ce dernier terme la prochaine fois, il manque à votre argumentaire.
Pour le reste, vous réagissez d'une manière effroyablement conventionnelle : une série d'épithètes désagréables mais aucune démonstration, aucun argument sérieux qu'on puisse prendre en compte. Du laïus.
Ce qui nous a amené là où nous en sommes, cher Monsieur, ce sont les lumineuses intuitions des "Lumières" qui voulaient rebâtir une société (qui avait certes besoin d'évoluer dans son organisation) et surtout, "construire un homme nouveau" en s'appuyant sur une raison amputée de sa dimension transcendante, religieuse, chrétienne. Prométhée qui avait apporté le feu aux hommes, enfin débarrassé de la tutelle de Jupiter, a transformé le feu créateur, en incendie dévastateur; au même titre que cette idiote de Pandora qui l'avait inondé de maux de toutes sortes en ouvrant, par imbécile curiosité, la boîte du même nom. Et nous assistons aux dernières convulsions de ce monde bâti sur la toute puissance d'une pseudo-raison devenue folle d'elle-même, ayant enfanté une techno-science qui se croit émancipée de toute nécessité morale, de toute mesure, de toute pudeur, de toute limite.
Ce n'est pas le christianisme qui empoisonne l'air, la terre, les eaux des dérivés chimiques qui sont en train de rendre les hommes impuissants; ce n'est pas lui qui nous force à produire le CO2 qui fait monter la température de l'atmosphère et provoquera les cataclysmes de demain; ce n'est pas lui qui, hier, a libéré la puissance destructrice de l'atome capable de réduire plusieurs planètes en cendres; ce n'est pas lui non qui nous a amené à réduire nos individualités d'essence divine à des sortes de zombies de la production et de la consommation, dont la fonction essentielle consiste à faire tourner la machine économique et à alimenter la spéculation financière qui fait de nous des esclaves alors que nous nous croyons des hommes libres (d'accomplir toutes les c.......s qui leur passent par la tête.
Vous vous contentez de réciter votre vulgate antichrétienne et vous voulez vous donner des allures de penseur épris de justice, alors que vous ne faites que reproduire les poncifs du décervelage généralisé auquel nous sommes soumis.
C'est triste. Et surtout cela prouve que vous ne connaissez le christianisme que par "ouï-dire" sans quoi vous y verriez la source de notre renouveau possible car n'oubliez jamais que le Christ a promis à son Eglise que "les portes de l'Enfer ne prévaudraient point contre elle"
Le saint curé d’Ars disait que "laissés sans prêtre, les hommes en viendraient à adorer les bêtes".
Nous y sommes presque. Corollaire au théorème de Jean-Marie Vanney : pour adorer les bêtes il faut d'abord nier aveuglément les bienfaits que le christianisme, religion du Dieu qui s'est fait Homme, a apportés à notre civilisation occidentale, malgré la malice et l'imperfection des hommes. Cela s'appelle une "inversion des valeurs". On comprend mieux alors comment et pourquoi on peut prendre parti pour des aberrations telles que le pseudo-mariage homo et la pseudo-parentalité de ceux qui refusent les exigences de leur propre sexe en matière de procréation.
Navrant.