septembre 10, 2025

Réponse à PIERRE-MARIE SÈVE : Directeur général de l'Institut pour la Justice

Bossuet se moquait de ceux qui déplorant les conséquences, chérissaient les causes. Vous en faites partie.
Je connais l'Histoire aussi bien et peut-être mieux (car j'en tire des leçons autrement plus constructives) que Mélenchon et je sais que l'origine des maux dont nous mourrons se trouve dans les principes mêmes de la  démocratie; ceux qui consistent à dresser chaque Français contre tous les autres autorisant les plus violents ou les plus menteurs ou cyniques, de prendre le pouvoir.
C'est pourquoi aucune des multiples crises qui ont bouleversé notre pays au cours des trois derniers siècles (depuis 1789 justement) n'a jamais pu être résolue par notre "démocratie" mais toujours par une guerre et une prise de pouvoir; y compris la Cinquième République où De Gaulle n'est arrivé au pouvoir que "par ruse et par cautèle", c'est à dire en se présentant comme l'unique sauveur de l'Algérie Française aux uns, comme l'unique obstacle à une prise de pouvoir par l'armée aux autres. Le germe du mensonge et de la félonie était déjà dans les gênes de notre régime actuel et Mélenchon, s'il se veut héritier de Robespierre et Lénine, l'est tout autant de De Gaulle et de tous ceux qui, se réclamant de lui, se sont acharnés, volontairement ou non, à conduire le pays là où il en est, assez décérébré et dé-vertébré pour être absorbé par l'hydre européiste, étape obligée vers l'assimilation mondialiste.

Lorsqu'une société veut se régénérer il lui faut retourner à ses origines, affirmait saint Pie X.
L'origine de la nation France, c'est Reims, les principes de gouvernement qui y furent alors adoptés et qui fleurirent tout au long des treize siècles qui suivirent, avant que la propagande luciférienne - celle qui, via la franc-maçonnerie fils naturel du Talmud, se fait appeler "les Lumières" - ne vienne la frapper en plein cœur.
Nous ne devons faire face ni à une crise politique, ni à une crise de régime ou de société, mais à une seule et unique crise qui conditionne toutes les autres : une crise spirituelle avec ses terribles retombées politiques, sociales, identitaires.
Et ce ne sont pas les "immortels principes de 89", ceux-là même qui nous ont conduit où nous en sommes, qui nous sauveront.
En fait, votre solution, face à l'incendie qui nous ravage, et si je vous lis bien, consiste à l'éteindre en vidant des bidons d'essence dans les flammes.

D'où retour à Bossuet et conclusion logique.
Bien cordialement à vous

Louis SAINT MARTIN

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