juin 27, 2025

L’IRAN & LA DRÔLE DE GUERRE




Plusieurs correspondants m’ont demandé comment, en tant qu’astrologue, j’envisageais la suite des événements. L’Iran et Israël seraient en guerre depuis ces derniers jours ?

Que non pas, mais depuis le 9 octobre 2023 date à laquelle Ali Khamenei, guide suprême d’Iran, mais aussi (on l’oublie souvent) de la Oummah chiite, a ordonné à tous ses coreligionnaires plus ou moins terroristes du Moyen-Orient, donc présents en Irak, en Syrie, au Liban, à Gaza, etc., de s’attaquer à Israël. Tâche qu’ils n’ont pas manqué d’accomplir, depuis, avec la plus fervente application : comment rater l’occasion de rejoindre le paradis d’Allah avec ses Houris et ses éphèbes qui ne dépassent jamais les seize ans ?

Je ne vais pas épiloguer sur les tenants et aboutissants de cette guerre qui tient plus à des raisons métahistoriques – aussi absurdement religieuses que contradictoires - qu’à de réelles motivations politiques raisonnables. Ce n’est pas l’objet de cet article.

Je vais simplement me cantonner à la façon dont l’Astrologie, sur le plan formel et symbolique qui est le sien, nous informait non seulement de la phase active, ouverte, extrêmement agressive, actuelle, mais laissait entrevoir aussi son issue politique donc historique.

Pour ce faire je devrai - et cela représente le grand handicap de ce genre d’article -, bien sûr m’appuyer sur une démonstration « technique », sans laquelle on pourrait penser que je ne fais qu’écrire ce qui me passe par la tête en collant à l’événement. Mais j’essaierai – comme je le fais systématiquement – de traduire du mieux possible le langage astrologique en langage courant compréhensible par tous.

Voici la Carte du Ciel de la
République Islamique d’Iran
, née (officiellement) le 09.04.1979 à 00.01 à Téhéran.

I – Une sombre barbarie baptisée Théocratie.

Le caractère religieux, voire idéologique ou fantasmatique, de cette « république » est signalé

Et par la présence de Jupiter, maître de l’Asc. en Cancer et en Maison VIII, qui évoque effectivement une religion populaire (le Cancer = le peuple). Mais en Maison VIII, celle des crises liées à l’instinct de survie, farouche et belliqueuse entre toutes.

2/ Par l’importance décisive des Poissons gouvernés par Neptune (mysticisme, collectivisme, messianisme) signe/étape dans lequel on trouve :

  • Vénus, maître de la Maison X : l’autorité suprême
  • Mars, maître de la Maison IV, analogique au Cancer : la nation
  • Mercure, maître de la Maison IX : les justifications doctrinales, religieuses et philosophiques – et de la Maison VII : la diplomatie, la communication, la propagande. De plus Mercure est Maison en III et reflète donc quelque chose du monde de l’éducation et surtout des médias tolérés par le régime.

Remarquons encore que :

  • L’active et agressive triple conjonction Mars-Mercure-Soleil à la jointure entre les Poissons (foi) et le Bélier (guerre) forme
  • Un trigone à Uranus : intransigeance, raideur, systématisme doctrinal
  • Un trigone à Jupiter : puissance et autorité.
  • Un sextile à la Lune en Taureau : conservation, popularité.

Si bien qu’à la lecture de cette carte du ciel, on hésite à se demander si le régime iranien est aussi détesté par le peuple qu’on veut bien le dire ou s’il a si bien su s’imposer qu’il a fini par être supporté comme un fait inéluctable. D’autant que l’Iran (anciennement la Perse) est musulman depuis la fin du huitième siècle si je ne me trompe pas.

Bref au-delà des domaines d’action et d’information spécifiques qu’on peut attribuer à chacun des corps célestes et à chacun des secteurs du thème, nous devons considérer que le thème vu dans sa globalité représente l’organisme total appelé « Iran » et que chacun des corps célestes et des secteurs dans leur ensemble représentent autant d’organes vitaux qui contribuent au maintien en vie de l’ensemble.

II – Les dynamiques qui affectent le thème de l’Iran

Or, à quoi assistons-nous actuellement ?

Au lent transit de Saturne (les mises à l’épreuve) et de Neptune (utopie confrontée au réel) sur la très combative conjonction Mars/Mercure du thème natal.

Saturne est déjà passé longuement sur la Vénus de cette Carte du ciel. Dans le contexte elle représente tout à la fois les classes populaires et laborieuses du pays par sa maîtrise sur la Maison VI (analogique à la Vierge) et la classe dirigeante, le pouvoir suprême puisqu’elle est aussi maîtresse du MC et de la Maison X par sa maîtrise sur la Balance. Ce passage s’est effectué précisément entre avril 2023 et janvier 2024 mais on se souviendra que les choses ne sont jamais tranchées de façon aussi caricaturales : un transit planétaire important se manifeste bien avant de se réaliser précisément et dure bien après qu’il soit passé.

Or sous ce transit saturnien et dès 2022 nous constatons le déclenchement d’une série de manifestations dans le pays, notamment des troubles liés à l’augmentation du prix des denrées alimentaires, restreignant l’accès au pain et aux pâtes (Saturne = restriction). A la fin de cette même année 2022 éclatent les manifestations contre le régime à la suite de la mort de Mahsa Amini, puis surviennent (fin 2022 et tout au long de l’année 2023) une série d’empoisonnements dans les écoles iraniennes1. Après quoi on déplore un tremblement de terre qui provoque 150 blessés (Saturne = le domaine tellurique) ; une grave crise dans les relations avec la Corée du Sud (Saturne vient de la Maison IX : la politique et les relations internationales) ; un attentat à l’ambassade de l’Azerbaïdjan à Téhéran ; une attaque de drones sur une usine de munitions à Ispahan ; un affrontement entre l’Iran et l’Afghanistan ; une déclaration du ministre des Affaires Étrangères qui nous apprend que l'Iran a entamé des pourparlers pour relancer l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien (sans rire ?) ; puis, en septembre 2023, le père de Mahsa Amini est arrêté pour le premier anniversaire de la mort de sa fille (charmante attention de la part de ces miséricordieux Mollahs !) ; puis éclate un incendie dans un centre de réhabilitation pour toxicomanes où trente deux personnes sont tuées et seize autres blessées et hospitalisées. Et pout terminer cette heureuse journée2, comme le chantait Charles Trenet en un temps où la France était encore elle même et où les chanteurs français chantaient en français, l’année 2023 se termine en beauté par la pendaison de quatre personnes reconnues coupables de liens avec le Mossad.

Je me suis attardé sur les correspondances entre un transit saturnien sur un point sensible du thème d’une nation que pour que vous puissiez mieux apprécier ce qui est train de se manifester dans le thème natal de l’Iran actuel.

Dans le même temps où Saturne « s’attaquait » à Vénus avec les effets que j’ai relevés ci-dessus, Neptune, lui, avait commencé son lent transit sur la redoutable et agressive conjonction Mars/Mercure/FC de la république d’Iran : transit commençant très exactement (avec les réserves exprimées ci-dessus sur la "précision" des transits planétaires) en juin 2022 sur Mars, puis se déplaçant longuement sur Mercure à l’été 2024 et s’y attardant peu ou prou jusqu’en février 2026 où il est enfin rejoint par Saturne.

Ce qui signifie en gros que d’une manière directe ou indirecte le trigone : Mars/Mercure en Poissons au trigone de Jupiter en Cancer et au double sextile de la Lune en Taureau est soumis au lent passage de la conjonction Saturne/Neptune qui, pour se former de manière exacte en janvier 2026, n’« affecte » pas moins le thème de l’Iran depuis l’été 2024 : soient depuis une année au moment où j’écris cet article, ce qui laisse penser que les jeux ne sont pas encore faits.

1 Où vous retrouvez le rôle de Vénus maîtresse du Taureau et donc de tout ce qui touche au corps et à la nourriture et maîtresse de la Maison VI : la santé publique.

2 Remplacer « journée » par « année ».

21 – La conjonction Saturne-Neptune

Elle évoque le mariage impossible entre le réel et le virtuel, entre la tradition basée sur l'expérience, la mise à l’épreuve et la vérification d’un côté et les aspirations, plus ou moins nébuleuses à rejeter le conditionné, le limité de l’autre au profit d’un avenir sans contrainte, paradisiaque. Association contre nature entre le principe même de la réalité et de la durée et des contraintes que celles-ci nous imposent, et la part de nous-mêmes qui refusant le réel jugé insupportable, aspire à la dissolution de toute forme de limitation logique et se complaît dans le culte de grands idéaux collectifs, philosophiques, mystiques, la plupart du temps à prétention humanitaire. L’imagination, par essence, n’a pas de limite contraignante, pourquoi se refuser à lui laisser prendre le pouvoir ?

Mais il arrive que l’aspiration à l’infini exprimée par Neptune abdique sa nature idéaliste, imaginative ou poétique et qu’elle cherche à ce concrétiser en un système philosophique, métaphysique et politique : le pire. Et voilà Saturne qui prête ses qualités d’organisation et de structuration aux divagations idéologiques de Neptune. Quelque chose comme Sénèque se mettant au service de Néron.

En effet s’il représente le bon sens du géomètre ou du philosophe, son mariage avec Neptune son imagination artistique, son délire pseudo-visionnaire, sa dérive d’halluciné, ne peut enfanter que des monstres et une catastrophe. Ce n’est pas pour rien que nous devons le chef d’œuvre « Utopia » à Thomas More (07 février 1478 – 02.30 cal. Julien– Londres) aussi courageux homme d’État que visionnaire plein d’humour d’un monde qui se veut parfait dans la cervelle des « utopistes » mais dont il sait qu’il est totalement illusoire s’il est conçu hors des lois de Dieu qui sont aussi celles de la réalité. Or Thomas More naît sous un carré très dominant Saturne/Neptune.

En bref Saturne/Neptune, conjonction problématique s’il en fut, qualifie ceux qui, au positif, sont particulièrement sensibles aux limitations et aux souffrances liées à la condition humaine et cherchent à y porter remède de manière concrète : les professions médicales ou religieuses en particulier, et, au-delà, tous ceux qui, de près ou de loin cherchent à apporter un soulagement sincère, de quelque manière que ce soit, aux souffrances de l’humanité.

Mais, au négatif, on trouve aussi tous les délirants parfaitement décidés à détruire un monde réel qu’ils exècrent pour installer ce monde nouveau et cet homme nouveau orgueilleusement concocté par leur esprit délirant ; monde et homme toujours à venir et dont eux seuls détiennent la recette, accusant toujours « les autres » de l’échec immanquable dans la réalisation de leur entreprise prométhéenne. Ce qui les amène lorsqu'ils parviennent au pouvoir à éradiquer tous ceux qui pourraient ne pas approuver leur merveilleux projets, quitte à passer par pertes et profits des millions de leurs semblables jugés inadaptables et irrécupérables3.

N’oublions pas pour conclure provisoirement ce chapitre, qu’Islamisme et Socialisme entretiennent des relations qui, pour être honteuses et discrètes, n’en sont pas moins avérées puisque d'une part les deux systèmes de pensée prétendent répandre la félicité sur Terre (fut-ce par les crimes les plus abjects) et que, d'autre part, le « socialisme » peut servir l’alibi « humaniste » des fous d’Allah et de leur upper-class religieuse qui, bien ancrée dans ses privilèges et ses trafics, montre ainsi qu’elle porte néanmoins un grand intérêt au bien-être « du peuple ».

C’est la raison pour laquelle, sans doute, nous avons affaire à une « république d’Iran », censée rassurer les régimes qui se prétendent démocraties, et non à un « Khalifat » bien plus dans la logique de ce régime cauchemardesque. Avec la conjonction Saturne/Neptune l’art de la dissimulation ou de l’enfumage est tel qu’il faut bien chercher pour découvrir sous les pieuses invocations à Allah (ou à d’autres principes tout aussi illusoires) la nature et les fondements d’un pouvoir et de volontés rien moins que fraternels.

Ainsi pouvons nous traduire désormais cette configuration comme un pouvoir – Saturne - s’exerçant au nom d’une illusion ou d’un mirage – Neptune -, se réduisant en fait, le plus souvent, à une sordide et criminelle affabulation. Le régime iranien n’étant qu’une des multiples illustrations de ce cancer qui ronge l’humanité depuis l’intervention de Lucifer dans les affaires des hommes.

3 Je rappelle – car je crois avoir déjà donné cette information – que le couple Saturne/Neptune, improbable en lui-même, est, bien entendu, le couple qui a donné naissance à toutes les théories et expériences « socialistes » depuis la naissance de Karl Marx en 1818. Fils spirituel du Talmud et de la Kabbale, dans le thème natal duquel on trouve un carré Saturne/Neptune consolidé par un carré Uranus/Pluton entre les Poissons et le Sagittaire, comme par hasard, les deux signes/étapes les plus orientés vers les questions touchant à l’organisation politico-idéologico-religieuse des sociétés humaines . On comprend qu’il fallait une combinaison aussi explosive que celle-là pour que le marxisme puisse laisser tant de traces sanglantes dans l’Histoire politique et sociale de ces deux derniers siècles.

Qu’on en juge

  • Le Manifeste du Parti Communiste est écrit dans la deuxième moitié de l’année 1847 sous une conjonction Saturne/Neptune. Il sera publié en février 1848 avec les conséquences immédiates que l’on sait : l’embrasement révolutionnaire de l’Europe.
  • La mort de Karl Marx survient en 1883 sous une nouvelle conjonction Saturne/Neptune
  • A la conjonction suivante - 1917 éclate la révolution d’Octobre qui va installer les enragés marxistes au pouvoir pour 72 ans.
  • En mars 1953 – nouvelle conjonction Saturne/Neptune – le peuple russe est libéré de la tyrannie de Staline qui meurt en laissant un héritage de quelques dizaines de millions de morts derrière lui et le plus effroyable univers carcéral que le monde ait jamais connu (plus tard imité par quelques autres d'ailleurs)
  • Novembre 1989 : nouvelle conjonction Saturne/Neptune qui voit la chute du mur de Berlin et la fin d’une Union Soviétique, marxiste, s’écroulant sur elle-même comme un soufflet mal cuit.

22 – J’ai des doutes.

Non, ce n’est pas une simple évocation à Raymond Devos, à sa lucidité et à son humour. En effet, se pose réellement, au-delà de l’épisode violent et destructeur que vient de subir ce régime de la part d’Israël et des USA, et le sens de cette agression et la question de sa survie. La seule question pertinente en fait, car la seule à régler la question du danger nucléaire représenté par un pouvoir aussi fanatique que corrompu qui ne renoncera jamais à se doter de la bombe pour éradiquer ses adversaires, dût-il attendre encore vingt ans et reconstruire pendant ce temps ce que les bombes US ont détruit.

C’est là où on peut légitimement s’interroger en remarquant que cette fameuse conjonction Saturne/Neptune tout en transitant les positions disons « guerrières » de l’Iran (Mars/Mercure) paraît fort bien intégrée par d’autres points du thème : Jupiter (les autorités légales sinon légitimes) et la Lune (le peuple, la nation). Dans le même temps où Mars céleste, a longuement rétrogradé dans le Lion (fin 2024 et premier trimestre 2025) c'est à dire au trigone de la triple conjonction Mars/Mercure/Soleil de l’Iran ! Configuration des plus défensives et des plus déterminées à se mettre en ordre de bataille.

Comment expliquer ce qui apparaît comme une contradiction ou une entourloupe ? J’avoue que je me suis posé la question avant d’entreprendre la rédaction de cet article. Et puis m’est revenue la définition qu’un de mes anciens maîtres donnait aux rapports Saturne/Neptune : un coup d’épée dans l’eau. Sans la reprendre à l’identique, il me semble que cette expression pourrait nous mettre sur la piste d’une explication possible.

On pourrait ainsi penser que nous avons assisté à un simulacre, à une sorte de représentation où certes Israël et les USA ont cherché à priver l’Iran de sa chère bombinette, mais où, en définitive, ils ne voulaient, ni l’un ni l’autre, véritablement remettre en question le régime en place. Pour des raisons que j’ignore et qui tiennent à des raisons géopolitiques qui ne peuvent que nous ne pouvons que subodorer.

Pour faire bon poids, voici quelques personnalités récentes « affectées » d’une conjonction Saturne/Neptune. Vous leur trouverez sans doute un air commun : J.F. Kennedy (Cancer-Lion/X) - Stéphane Hessel (Lion) - Tony Blair (Balance/VI) - Ségolène Royal (Balance/IX) - Vladimir Poutine (Balance) - José Bové.

De même je ne serais pas étonné que l’Iran ait été averti de ce qui allait se passer, et convaincu, sinon de se prêter au jeu, du moins de l’accepter comme une sorte d’opération chirurgicale indispensable, mais ne mettant aucunement en danger la santé du patient.

En foi de quoi nous aurions été victimes d’un fameux jeu de dupes. D’un autre genre, d’une autre portée, mais tout aussi artificiel que celui qui permit à Colin Powel de convaincre l’opinion américaine d'entrer en guerre contre l'Irak en agitant une ampoule remplie d’un liquide coloré sous ses yeux. Le Grand Houdini n’aurait pas fait mieux.

D'ailleurs, au moment où j’écris ces lignes Donald Trump a bien précisé qu’à la destruction des trois sites nucléaires se bornerait strictement l’intervention des USA. Sous-entendu : les Mollahs et les Gardiens d’une révolution qui ne profite qu’à eux, peuvent dormir tranquilles. Et, dans le même temps... il se diffuse l’information suivant laquelle l’arsenal nucléaire de l’Iran, n’aurait en rien été compromis par ces bombardements, et que le programme militaire pourrait reprendre son cours au moment voulu, et accoucher de cette bombinette qui les fait rêver.

23 – Une remise en question insidieuse

Au-delà même de la question nucléaire qui ne constitue que la partie émergée d’un iceberg géostratégique bien plus vaste pour les Iraniens et pour le reste du monde, c’est donc cet aspect des choses qui, doit retenir notre attention :

Oui ou non le régime des « mollahs » est-il menacé ?

Oui, semble-t-il, notamment par une crise financière et par une crise de légitimité, si on observe la longue opposition que forme Pluton à Jupiter en Maison VIII depuis le début 2023.

Jupiter, nous le savons, un symbole de prestige, d’autorité et, plus encore, de légitimité. Il est aussi symbole de réussite, de succès et d’abondance. Or, placé comme il l’est en Maison VIII, les connotations économiques et financières sont évidentes qui correspondent à certaines attributions de cette Maison.

De plus Jupiter gouverne l’Ascendant du thème natal de l’Iran, donc sa vitalité, sa santé, son existence même si on peut dire. Il y a donc là un aspect de corrosion, voire de désorganisation qui trouve son apogée au dernier trimestre 2024, mais reste très perceptible dans la révolution solaire (thème anniversaire) de la république islamique tout au long de l’année 2025. Aspect qui peut expliquer l’agression (parfaitement justifiée à mes yeux) qu’elle a subie en juin, mais qui évoque aussi, dans le contexte, la détresse d’un peuple affronté à des conditions de vie de plus en plus difficiles au quotidien. Sans pour autant aboutir à une sorte de crash définitif.

24 – Une crise affirmée ?

C’est celle qui, à mon avis, se dessinerait sous l’effet symbolique de deux mouvements concomitants :

  • Le passage de Saturne sur le Soleil de la république islamique entre mai 2026 et février 2027
  • Le passage d’Uranus au carré de sa Vénus d’origine, de juin/juillet 2026 à mai 2027.

Dans le premier cas c’est le principe même du pouvoir et de la vie du régime – le Soleil – qui est mis à rude épreuve : soit, là encore, pour des raisons économiques – Saturne étant maître de la Maison II : les ressources, les finances ; soit pour des raisons politiques, morales et religieuses, et notamment de politique étrangère : Saturne venant de la Maison IX dont c’est le rôle que de représenter ce type de questions.

Tous ceux qui, ayant quelque connaissance de l’Astrologie, ont eu à vivre un passage de Saturne sur leur Soleil natal découvriront qu’à la date voulue, ils ont probablement dû faire face :

  • Soit à une difficile épreuve, à une période de dépression ou de découragement, éventuellement à un échec ou une déception, les conduisant à remettre en question le sens même de leur existence ou de leurs priorités
  • Soit à une période, somme toute constructive, mais assortie d’une prise de responsabilité mettant à l’épreuve leur solidité, leur sens des responsabilités, leurs compétences, leur capacité de résistance à la pression.

Dans le second cas, dont vous avez remarqué combien il est synchrone avec le premier, Uranus, symbole des changements radicaux et des réorientations faisant fi du passé, « s’attaque » à Vénus.

En astrologie individuelle c’est souvent le signe que l’entente entre deux partenaires ou deux alliés ou associés est totalement compromise. Il s’ensuit donc, si rien n’est fait pour rapprocher les deux points de vue à l’origine du conflit, rupture de lien ou de contrat, et, bien entendu, divorce. Pas toujours à l’amiable.

Ici :

- Vénus est en Maison III. Je lui attribuerais volontiers, dans le contexte – une importance particulière sur les questions touchant à l’opinion publique, à la communication, à l’information, aux moyens de propagande, des opposants au régime. Notamment en matière de soumission religieuse, puisque Vénus se trouve en Poissons et qu’Uranus est un symbole de révolte, voire de révolution... surtout contre toute forme de religion instituée, Uranus étant l’autre nom des « Droits de l’Homme sans Dieu » (expression que nous devons au regretté Jean Madiran).

- Vénus est d'autre part maîtresse de la Maison VI. C’est traditionnellement le secteur affecté au monde du travail, des classes laborieuses, mais c’est aussi – d’après certaines écoles astrologiques – le secteur qui régit les services publics, l’armée et la police !

Auquel cas les choses sembleraient se corser en Iran entre 2026 et 2027.

- Enfin et surtout, Vénus régit la Maison X par la Balance : donc, là encore, le pouvoir et, plus particulièrement , ceux ou celui qui l’exerce, ont directement visés.

Si nous rapprochons cette dynamique d’émancipation d’un pouvoir remis violemment en question par Uranus, de l’action d’usure et de mise à l’épreuve saturnienne décrite plus haut, soumettant le Soleil (autre symbole de pouvoir) à une crise majeure, nous pouvons conclure, en restant aussi raisonnable et prudent que possible, que le régime des mollahs pourrait bien ne pas passer le printemps 2027.

Au mieux, on peut légitimement penser que l’enturbanné actuel qui le domine (et qui a mon âge) pourrait ne pas passer le printemps 2027.

Inch’Allah !

26.06.2025 en la fête de saint Anthelme

  1. Ou bien j' ai mal lu mais je ne comprends pas en quoi l intervention d' Israel peut modifier le destin de l Iran et à quoi servirait ce jeu de dupes soutenu par les USA? Sinon de faire passer l'Iran pour victime ! Quel est l'intérêt dans ce cas de ces 2 pays déjà tres impopulaires avec leur dirigeants ?

    1. Je vous avouerai que je ne comprends pas très bien le sens de votre question, je crains donc de vous répondre à côté.

      Où a-t-on vu qu'un pays victorieux par les armes sur n'impose pas au pays vaincu sa propre volonté, voire même ne lui impose une forme de gouvernement à sa botte, comme cela se fit, par exemple pour l'Allemagne et la Japon en 1945 ?
      Je n'ai que deux exemples en tête, d'une telle inconséquence qui semble plus liée à une erreur stratégique qu'à un quelconque et authentique calcul politique:
      - Hannibal, vainqueur des armées romaines et en mesure de conquérir Rome... et qui pourtant contourne la ville et finira pas être battu par la contre-offensive romaine.
      - Le Kronprinz en 1914 à la tête des cinq armées allemandes qui bousculent les armées françaises en retraite permanente, laissant Paris à la merci de l'envahisseur... et pourtant on voit ces armées allemandes, pratiquement arrivées sous les murs de Paris, obliquer vers le Sud alors même qu'elles étaient prêtes à envahir la capitale. Erreur fatale (pour l'Allemagne) qui entraînera, de proche en proche, la conclusion que nous connaissons en 1918.
      Dans le cas présent on constate qu'Israël et les USA ont frappé juste assez fort et assez longtemps, pour éliminer (?)la menace nucléaire et désorganiser l’État Major de têtes pensantes et agissantes qui supportent le régime... mais sans aller jusqu'à compromettre le régime lui-même.Ni même, en fait, le potentiel militaire de l'Iran.

      Erreur stratégique ? Je ne le crois pas. Calcul politique ? Certainement.
      Lequel ? Je n'en vois qu'un. L'état islamique sert les intérêts de la partie adverse.
      - Le clan militaro-industriel des USA d'un côté, qui se réserve de juteux contrats pour l'avenir en conservant un ennemi à combattre.
      - Israël de l'autre qui a besoin, pour susciter l'attention et surtout le soutien de ses alliés, d'apparaître menacé en permanence. Or, si vous supprimez l'Iran, 90% de la menace qui pèse sur Israël disparaît et ses soutiens (notamment financiers) risquent de se tarir.
      Ainsi conserver un ennemi toujours en état de nuire mais à qui on a rogné les griffes et les dents, peut-il s'avérer un risque - calculé - à courir.

      On peut encore penser, que derrière l'intervention soigneusement mesurée, il y a toute une mise en place profonde mais discrète pour faire tomber ce régime de l'intérieur sans qu'on puisse accuser l'ennemi US ou "le cancer sioniste" de semer, de l'extérieur, le chaos dans un pays indépendant, maintenant que le danger d'une riposte majeure est écarté.
      Nous verrons bien d'ici l'été 2018.

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